Impôts locaux 2008 à Asnières : le pire est devant nous....
Les avis d'imposition locale au titre de l'année 2008 sont en cours de distribution dans les boîtes aux lettres.
Le calme.... avant la tempête, pour employer une métaphore météorologique.
En effet, la nouvelle équipe municipale n'a pas bougé d'un iota les taux d'impôts communaux qui étaient stables depuis 3 ans.
Cette modération fiscale était un engagement fort de Manuel AESCHLIMANN, une promesse qu'il a toujours tenue.
Le budget 2008 élaboré par la nouvelle équipe municipale a conservé à la virgule près les taux des 4 taxes locales, telles que nous les avions fixées.
Ce qui me conduit à faire deux observations:
Tout d'abord, cela signifie que la politique fiscale de Manuel AESCHLIMANN était la bonne.
C'est en substance l'observation que j'avais faite à l'actuelle majorité, à l'occasion du débat budgétaire, le 15 avril dernier (cf. l'article Budget 2007 de la Mairie socialiste: premières désillusions).
Cette première conclusion est d'ailleurs corroborée par le numéro d'octobre 2008 de la revue Capital intitulé Les villes qui matraquent et les villes qui se calment.
L'article présente un classement réalisé sur la base des taux d'impôts locaux de 2006.
L'analyse ne vaut donc que pour le passé, et c'est bien à ce titre que je l'évoque ici, car elle concerne uniquement la gestion de Manuel AESCHLIMANN, et singulièrement ses choix en matière de politique fiscale.
L'article nous apprend qu'au palmarès de la pression fiscale, la ville d'Asnières arrivait, en 2006, au 29ème rang des villes où l'impôt local moyen des foyers est le plus faible, avec 1322 euros.
A noter que sur ces 1322 euros, l'impôt dû à la seule commune était de 933 euros en moyenne, le reste se partageant entre le Département et la Région.
A titre de comparaison, on relèvera le cas de quelques villes voisines ou de strate équivalente, situées dans le même Département (92) et la même Région, de sorte que la variation globale est seule imputable aux taux communaux:
- Colombes, avec 1439 euros au total, arrive en 59ème place,
- Antony, avec 1594 euros au total, arrive en 86ème position,
- Autre fantasme bien connu: Neuilly-sur-Seine, arrive en 66ème position avec 1465 euros au total par foyer.
Sur ce dernier exemple, je concède volontiers que la pression relative - c'est-à-dire le poids relatif du même prix payé pour les impôts - n'est pas la même pour un ménage qui vit dans une ZUS, voire même pour un ménage moyen vivant à Asnières d'une part, et un foyer standard vivant à Neuilly d'autre part.
Nous sommes tous d'accord là-dessus.
Mais tout de même, il faut avoir certains chiffres en tête pour se positionner et apprécier les réalités à leur juste valeur.
Et je disais, pour apprécier les réalités, je devrais dire pour apprécier le passé...
Car, d'après les informations concordantes qui nous reviennent, la mairie d'Asnières s'apprête à augmenter les impôts locaux d'abord en 2009, puis très lourdement en 2010.
C'est plus que probable, quand on sait la politique d'embauches en masse que le nouvel exécutif municipal privilégie actuellement.
En effet, la masse salariale est une variable lourde du budget d'une collectivité, et qu'elle a tendance à peser de plus en plus lourdement en proportion, du fait des règles propres à la fonction publique (effet Glissement Vieillesse Technicité, revalorisation du point fonction publique, rachat des RTT, mesures d'avancement, etc...).
Par ailleurs, l'article relève que toutes les collectivités ont appliqué des augmentations d'impôt entre 2001 et 2008, mais que certaines ont réussi à inverser la tendance et à initier un cycle de modération fiscale depuis quelques années. C'est le cas d'Asnières, qui avait choisi la stabilisation de son imposition depuis 2006.
C'est aussi le cas de la ville de Meaux dirigée par Jean-François COPE.
Nous ne disposons pas encore des informations budgétaires relatives au budget 2009. Mais il sera très intéressant d'étudier les choix faits par la nouvelle majorité municipale, au regard de leurs engagements électoraux d'une part, et de la programmation des investissements associés à ce budget d'autre part.
Un sujet sur lequel nous serons très vigilants...
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