Face à une gauche archaïque et sectaire, la Gauche moderne est née
Le congrès fondateur de la gauche moderne a eu lieu ce matin, samedi 29 novembre à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine.
Deavant une salle attentive, Jean-Marie Bockel est venu dire son attachement renouvelé aux vraies valeurs de gauche, celles qui ne sont pas filtrées au tamis du sectarisme, de la démagogie et du dogmatisme, comme les exhibe les dirigeantes -actuelle et malheureuse- du premier parti de l'opposition au national.
Déchirements intestins, rivalités de personnes, absence de projet et de ligne politiques, tout invite à s'éloigner d'une gauche ringarde, sectaire, empêtrée dans ses querelles de prénoms.
La gauche a déçu, depuis 2007 surtout.
Et elle n'en finit pas de décevoir, même dans les rangs de ses plus fervents partisans.
La gauche prend des postures, elle se ment à elle même. Elle ment aussi à ses électeurs qui réalisent qu'il existe une autre voie.
Celle de l'intérêt général dans le respect de son identité, celle de l'efficacité au service de l'intérêt des Français.
L'actuelle crise financière démontre, s'il en était besoin, qu'il n'y a pas une solution de gauche ou une réponse de droite. Qu'il existerait plutôt une réponse concertée, au niveau européen, à l'échelle internationale, tout comme le dialogue devient nécessaire et impérieux entre toutes les composantes politiques de notre représentation nationale.
C'est l'intuition généreuse et raisonnée qu'a eue notre Président de la République, Nicolas SARKOZY, dès son élection, au mois de mai 2007, avec ce que l'on a résumé par le vocable de l'Ouverture.
L'Ouverture, non pour le principe de l'ouverture, forcément réductrice et déstabilisante pour les uns ou les autres;
Mais l'Ouverture pour être à l'image de la France, le visage de la France et les idées de nos concitoyens, dans leur diversité.
L'idée était forcément humble. Elle sous entend que la vérité n'existe nulle part, mais que des ferments d'idées et d'actions justes existent ici et là, qu'il ne faut pas gaspiller.
La gauche, version canal historique, qui prend parfois des allures de canal hystérique, quand les passions personnelles l'emportent sur la raison et l'intérêt supérieur de la Nation, s'enlise dans un combat d'arrière garde du "qui a tort? qui a raison?", ou "pousse-toi que je m'y mette", en révélant ses aspirations égotistes et déconnectées des réalités de notre pays.
Dans nos villes, ce n'est guère plus flatteur.
Nous avons droit à une gauche qui appelle à la désobéissance civile, par l'inobservation pure et simple de nos lois, comme on l'a vu encore récemment, à l'occasion de la mise en place du service minimum en cas de grève des enseignants.
Nous avons une gauche peu sectaire, dévouée aux siens avant toute chose, et peu versée dans la tolérance.
Nous avons enfin une gauche menteuse et opportuniste, qui appelle à la démocratie pour mieux la fouler aux pieds.
A Asnières, nous avons aussi une gauche qui se fait élire en tendant la main à des idées différentes, pour les neutraliser, et les humilier à la première occasion.
Pareille attitude dessert davantage l'action politique qu'elle n'en redore le blason...
Mais à quoi bon pleurer sur les turpitudes des autres, quand au sein de leur propre famille, des défections nombreuses en sanctionnent les pratiques...
Au moment venu, il reviendra à chacun de prendre ses responsabilités.